Date de création : 14/04/07
Dernière mise à jour : 08/01/09
Osi

 
   
   
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Comme un air de Sibérie
J’entends déjà le son des violons. La triste mélodie de la Sibérie, pourtant chaleureuse. Je me laissai longuement allais contre son rythme lent et appliqué. Par des milliers de mouvements, sa lenteur me berçait. Je souriais. La tendresse de son air m’envoutait. Pourquoi sourire, c’est idiot ? Mais pourtant, elle me rendait heureuse. Heureuse par sa magie. Une magie éphémère, mais assez longue pour que l’on puisse y goûter. Mais j’ai l’air bête de sourire ainsi. Pour un air que je n’ai que rarement rencontré, je souris. C’est vrai que cet air met de la chaleur dans nos cœurs, dans la froideur de son corps. Ses doux sons cotonneux tombent avec légèreté du ciel. Un rideau neigeux, mais fin. Plus léger que la pluie. Et quelques flocons viennent se poser sur mes cheveux. Tout est blanc. Aussi monotone que cet air. Cet duquel on ne peut pourtant pas se décrocher. Il m’entraine malgré sa douceur. Et je me sens heureuse. Heureuse de ce monde différent. Ce monde changé. Ce monde qui n’est pas le mien. Et me fait tout oublier.
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08/11/09
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Promesse
Vendredi 26 décembre 2008. Le lendemain de Noël, mais Noël n’a pas tellement de rapport. On aurait pu être le solstice d’été, rien n’aurait changé à quelques détails prés.
Ce matin, ma mère, ma sœur et moi allions faire un stage de poney. Le jour précédent, nous avions eu nos cadeaux de Noël. J’avais eu cinq livres de Stephenie Meyer : Fascination, Tentation, Hésitation, Révélation, et Les âmes vagabondes. Les trois premiers, je les avais déjà lus, une amie me les avait prêtés. Mais ces livres sont ceux qui font partie de ceux que l’on relit sans se lasser. Mais curieuse depuis trop longtemps de savoir ce qui allait enfin arrivé à Bella, j’avais commencé par Révélation. Et ce matin du 26 décembre, me restant assez de temps avant de partir au poney, j’avais poursuivis ma lecture que j’avais commencée la veille. Ma mère arriva dans ma chambre pour me dire qu’elle s’était rendu qu’elle avait oublié des cadeaux, ceux qu’on était allé acheter au Décathlon quelques semaines auparavant : Un pantalon d’équitation marron, puisque je manquais de pantalons et que le marron est la couleur qui me plais le plus ; Une boîte d’équitation marron, puisque mon ancienne boîte s’était cassée et que la couleur m’intéressait toujours, même si j’en venais peut-être à en faire une obsession ; Une étrille, puisque la mienne était cassée, trop petite pour mes mains devenues trop grandes, et je me demande encore si elle n’est pas un peu moisie… ; Un bouchon, puisque le mien commence a daté et qu’il ne brosse presque plus rien ; et une brosse pour les pieds, là j’avoue qu’il s’agissait d’un petit caprice parce que je m’en suis bien passée jusque là, enfin, mes parents n’ont rien relevé. J’avais donc en gros presque refait l’essentiel de mon équipement, mis à part la cure pied, le licol, les protections, et mes chaps et mes boots. Ma mère voulait donc que je prépare mes affaires de poneys en prenant les nouvelles. Mais moi qui avait déjà préparé mes ancienne et qui était plongée dans Révélation, j’ai dis que je le ferais pour une prochaine fois. J’ai donc continué ma lecture. Puis, j’ai dû abandonner mon livre pour partir au poney.
On a d’abord fait un détour pour aller chercher le pain. Mes parents disent que celui-là est très bon. Comme je ne suis as très pain, je n’ai jamais cherché de différence. La seule que je vois de différence dans la multitude de pain existant, c’est le type baguette, et le type campagne. Le premier est bon, le deuxième moins. Mais bon, je suis quand même heureuse lorsqu’on prend le pain de là-bas. Parce que c’est la seule raison pour laquelle on va là-bas, mis à part ma sœur qui y a été pour la conduite accompagnée. Et puis, je suis heureuse parce que je me plais à raconter que c’est parce qu’en allant là-bas on croise toujours au moins un bus, depuis que ma mère côtoie les chauffeurs de bus et qu’elle leur raconte toute notre vie, c’est devenue une obsession pour la famille.
Sur le trajet, on ne fait seulement que sourire en croisant un bus et en demandant à ma mère si elle le connaît, on parle aussi. On reparle par exemple de l’enregistrement qu’on a vu la veille : Le grand bêtisier 2008. On a surtout reparlé d’une vidéo qui nous marquera pour toujours : C’était une vidéo où il y avait deux équipes, une noire et une blanche. Il fallait compter le nombre de passes que se faisait la blanche. À la fin, j’étais fière, j’en avais bien comptée treize. Mais, après on nous a dit qu’un Yéti avait traversé le champ de la caméra, il nous repasse le film et je me rends compte qu’en effet, un yéti était passé. Il aurait pu crier « Houhou ! Je suis là ! » Que personne ne l’aurait remarqué. Cette pub était en fait une pub pour la prévention routière. Elle expliquait que lorsqu’on était concentré sur quelque chose, on pouvait ne pas voir autre chose. Cette pub disait donc d’être vigilant dans sa conduite.
On en a parlé sur la route entre la boulangerie et le club. Quand on est arrivé au club le portail était fermé (mais il ya une autre entrée, par laquelle on est donc passé). Ma mère regardait le parking qu’on apercevait derrière le portail. Elle semblait avoir reconnu une voiture. Elle eu juste le temps de dire « Oh ! Y a Hugue… » Que ma sœur la remit sur le droit chemin : « Maman attention ! ». En effet, ma mère aurait contemplée la voiture d’Huguette une seconde de plus et on aurait dévié sur le bas côté. Ma mère put dévier la voiture juste à temps. Et ma sœur la gronda, lui disant qu’il fallait faire attention. Ma mère pleura de ce qu’elle avait faillit créer. Mais heureusement, je ne pense pas que ça aurait été grand chose, puisque le terrain sur lequel nous avions faillit dévier était plat, et le grillage du magasin de porche, ou de voiture du genre, d’à côté nous aurait retenu. D’ailleurs, j’avoue que ça m’aurait bien fait plaisir de rentrer dans l’une de ces voitures, mais ce n’était pas possible, il n’y avait pas de voiture derrière le grillage.
Enfin, on se gara sur le parking. Ma sœur et moi descendîmes et ma mère resta au volant, pleurant encore.
« La gaffe, me souffla ma sœur.
- Qu’elle gaffe ?
- Je l’ai engueulée. »
Je n’osai rien dire, j’étais partagé entre le fait que ça lui mettrait une bonne claque et qu’elle resterait plus concentrer à l’avenir, et le fait que ma mère pleurait et que ma sœur avait vraiment fait une gaffe. Et je culpabilise encore de pencher pour la première solution.
Huguette arriva à ma mère pour la saluer. Je ne sais pas si elle pleurait encore, mais si j’avais été à sa place j’aurais espéré que non : je n’aime pas que les gens me voient pleurer. J’ai toujours peur qu’ils s’imaginent des choses alors que c’est simplement parce que j’ai eu un 11 a une rédaction par exemple, ou encore une débilitée comme ça. J’ai eu même des raisons encore plus absurdes, mais je ne m’en souviens pas. C’est dommage, j’aurais aimé partager mes bêtises.
Arrivée au club je me suis très vite amuser de mon poney préféré -enfin mon deuxième puisqu’il y a mon préféré et mon préféré de quand j’étais plus petite-, celui-ci, était attaché dans le coin poney, entouré de tous ses amis poneys. Je me suis dit pour m’amuser « Ah ! C’est Ogher l’étalon du troupeau des poneys ! C’est lui qui est au centre ». Je me suis aussi amusée du palefrenier stagiaire qui nettoyait son box. Ogher a toujours était sal. D’ailleurs si quelqu’un veut le monter il a intérêt à s’y prendre au moins une heure à l’avance s’il veut qui soit propre. Et puis mon esprit sadique me fit surtout penser que Ogher avait la fâcheuse habitude de dormir les fesses tournées vers son abreuvoir, et qu’en se réveillant il avait la flemme de se tourner pour faire la commission. Mais bon, mon sadisme a ses limites, je plaignait beaucoup le pauvre stagiaire.
Ogher, au milieu du coin poney avait dressé les oreilles vers les nouveaux arrivant : ma sœur et moi, ce qui me fit le trouver encore plus mignon. Sacré Ogher. C’était un vrai amour de poney que je ne pouvais plus que monter pour les jeux à cru.
Au fur et à mesure tout le monde est arrivé, et la monitrice est arrivée. Ma sœur et moi avions brièvement parlé la veille de quels poneys on voulait monter. Bien sûr, je voulais monter mon préféré Ouzbeck : ça faisait quelques temps que je ne l’avais pas monté et ça me ferait en quelque sorte un autre cadeau de Noël. Je voulais le monter pour le dressage puisqu’étant donné que l’obstacle et moi ça fait dix et que lui il est super content de sauter et que du coup il m’embarque, ce n’était pas la peine de l’envisager pour l’obstacle. Et puis, en dressage, Ouzbeck excellait aussi. Bon il ne sait pas encore faire le piaffer, mais il se met en place presque tout seul, a une bonne impulsion et est assez souple. Et primordiale aussi pour tous les cavaliers qui sautent dans leur selle : il est confortable. Et puis le plus important de tout : Je l’aime.
La monitrice donna d’abord à une amie sa jument. Je n’avais donc plus de question à me poser, c’est sûr on faisait dressage. Parce qu’elle a peur de sauter avec sa jument. Elle est comme ma sœur est moi, elle n’aime pas vraiment l’obstacle. Je me demande souvent tout ce qu’ont ces cavaliers qui pensent qu’on ne peut pas faire de cheval sans faire de compétitions d’obstacles. C’est plutôt le contraire, on ne peut pas faire de cheval sans faire de dressage, mais ils connaissent quand même cette base et l’applique en général.
La monitrice demande ensuite à ma mère qui elle veut. Elle demande Harlem qui est une jument bien dressée et qui peut être montée par beaucoup de niveaux différents.
Elle demande ensuite à ma sœur qui voulait monter Klarion, un cheval qu’elle aime bien. Mais elle ne pouvait pas, il devait se reposer. Elle hésite alors.
Elle me demande ensuite à moi et sans trop penser au fait qu’Ouzbeck commence à être un poney un peu facile pour moi, je le demande, et elle me dit oui. C’est vrai que d’un autre côté, je peux quand même progresser avec un poney facile, et puis je l’aime tellement.
Je vais le préparé. Quand j’arrive, il a déjà la tête sortie du box regardant avec attention tout ce qui se passe autour. Lui aussi à encore un côté d’étalon. Je lui fais un petit bisou entre ses naseaux, prend mon licol, et ouvre la porte de son box pour y rentrer. À peine suis-je entrée dans le box qu’il me tourne déjà les fesse. Je m’attendris d’abord. Puis, je me décide de l’attraper. Je sais très bien quand lui courant après comme une idiote pour lui agripper l’encolure, ça marche. Mais je n’aime pas trop cette méthode, alors je m’essaye à la méthode éthologique. De l’éthologie avec mon poney préféré, cool ! J’essaye de capter son attention vers moi. En claquant de la langue, j’arrive à attirer un œil, mais il me manque l’autre pour que son regard soit complet. Je gigote alors un peu mais je n’y parviens quand même pas. Têtu cet Ouzbeck ! Et puis, comme je voyais que son encolure était sale, je me doutais bien que sous sa couverture ça devait aussi être le cas, et que j’allais donc être en retard. Je décidai donc d’en recourir à la première méthode qui est celle de lorsqu’on manque de temps : courir après comme une idiote et lui agripper l’encolure pour lui mettre le licol. J’ai eu un peu de peine à recourir à celle-ci parce que j’aimerais bien pouvoir donner les bonnes habitudes à Ouzbeck et que ce n’est pas comme ça que ça va marcher, et aussi parce que j’ai envie d’être sont référent, comme en éthologie, je veux qu’un vrai contacte s’établisse entre nous. Et j’en suis loin. Une fois avoir courut comme une idiote et son encolure agrippée, j’applique cette fois la méthode éthologique pour lui mettre le licol. Ensuite je l’attache et lui enlève la couverture. Je me fais la remarque que mon licol est assorti à sa couverture. Ce qui me fait plaisir, si s’était mon cheval, j’aurais déjà les affaires assortis. En enlevant la couverture je constate que mon pressentiment était bon : il est couvert de terre. Il aura droit à un bon gros pansage ! Je vais chercher ma nouvelle étrille dans ma boîte tout en félicitant le magasin où il ne restait plus que des étrilles comme ça, qui enlèvent mieux la terre. Même si les autres sont plus confortables, avec les rondes, c’est plus facile de faire des ronds, alors qu’avec celle-là, c’est plus dur. D’ailleurs je n’en fais pas. Je commence par l’encolure et Ouzbeck fait son petit cinéma en agitant l’encolure. Il n’aime pas avoir une brosse ou une main prés de sa tête. Encore une chose à lui apprendre : ne pas avoir peur des brosses. Comme je n’ai pas le temps de lui apprendre, tan pis, je bouge avec lui. J’essaye quand même un petit peu d’appliquer la méthode éthologique mais sans grand résultat. C’est là que je me dis que ce serait génial que ce soit mon cheval, j’aurais le temps de le rééduquer au pansage. Comme il est très sal, je m’attarde surtout sur les parties du harnachement : dos, passage de sangle, antérieur et tête. Pour le passage de sangle et la tête c’est presque un combat. Il n’aime pas. Pour le passage de sangle j’essaye d’alterne la brosse et mes mains pour le masser en même temps. Pour qu’il comprenne que ça fait du bien. La tête, je galère vraiment : j’essaye d’appliquer la méthode éthologique. Je lui fais une pression à la nuque pour qu’il baisse sa tête et que je puisse ainsi amener sa tête où je veux, mais il résiste et c’est moi qui cède en première de parvenant pas à ajouter un peu plus de pression. Pour l’éthologie, il faudra vraiment repasser… J’essaye donc une autre méthode : je suis pressée. Je prends le licol pour maintenir la tête, et très doucement, je brosse avec le bouchon. Ce qui n’est pas facile parce qu’il bouge quand même la tête. Et j’ai honte d’utiliser ses méthodes aussi barbares. Ah ! Si c’était mon poney ! Il est à moitié brossé et le temps défile, une amie à déjà mis la selle. Je lui demande de m’aider. Pendant qu’elle continu le pansage, je cure les pieds. Pour les pieds ça va, disons qu’avec la selle c’est la seule chose qui va bien au pansage. Très vite, on arrive à le seller et le brider, même s’il a encore toute la partie arrière de sale, de la terre dans les crins, et la tête presque impossible à brosser encore sale.
Cinquante minutes s’étaient déjà écoulées, ce que je trouvais étrange puisqu’en général pendant les stages, on n’avait pas beaucoup de temps pour préparer son poney. De l’ordre de vingt à trente minutes.
Puis finalement la monitrice nous appelle pour venir goûter. Quelqu’un avait apporté des viennoiseries. Mais je préfère rester avec Ouzbeck et continuer son pansage. Comme ça, ça m’aura fait plus de temps pour le panser. Quand elle nous appelle à cheval il est encore sal, mais ça va.
Pour le ressangler il bouge, pour monter il bouge. Une nouvelle chose à lui apprendre. Finalement je parviens à l’arrêter pour monter. Comme je sentais qu’il avait envie de marcher un peu, je règle les étriers en le laissant se balader dans le manège. Il en profite pour faire l’inventaire de tous les crottins et s’intéresser au plot au milieu du manège. Finalement, j’interromps son inventaire des crottins et le détend au pas en essayant de le faire descendre. Puis on fait la détente au trot, et on commence les exercices. Plusieurs exercices différents que la monitrice nous dictent au fur et à mesure : Sortir les épaules sur le cercle, sortir les hanches, épaule en dedans, session à la jambe, arrêt carré, reculer. Dans l’ensemble je m’en sors plutôt pas mal. Il faut dire qu’il fait presque tout, tout seul. Surtout quand il recule tout seul parce qu’il à peur de ses précédentes traces de reculer. Et puis pour les sessions à la jambe, à peine si je lui demande, ça change de certains chevaux qui sont de vrais bâtons. Et puis, tout en faisant son exercice, je m’émerveille de la neige qui dehors est en train de tomber. Je ne sais pas pourquoi, mais la neige me fait sourire. Peut-être est-ce parce que c’est rare ? En tout cas, une bonne couche d’au moins dix centimètre s’entassait sur un van que je pouvais apercevoir dehors.
Ensuite, on a travaillé au galop. Et il me faut encore du travail pour mettre en place au galop. Il faudrait déjà que j’arrive à maintenir mon cheval sur un bon cercle. Au début, Ouzbeck à la tête à l’extérieur le temps que je parvienne à le cadencer et à comprendre qu’il faut que je raccourcisse mes rênes. Puis finalement, j’arrive à bien l’incurver pour le mettre en place. En même temps, il semble lever les fesses comme pour vouloir donner un coup de cul. À la deuxième main, je pense qu’il a vraiment donné un coup de cul. Il est content de galoper.
Puis on termine et on les marche rênes longues. Et puis, Ouzbeck croise un cheval et s’avance vers lui dans une position agressive. Je l’éloigne de se cheval en lui disant que ce n’est pas bien. Et la monitrice raconte alors que ce cheval va maintenant au près avec Ouzbeck et ses deux amoureuses (j’aime bien m’inventer que se sont ses amoureuses, enfin, c’est surement le cas), et qu’Ouzbeck veut garder ses juments pour lui, et que c’est donc pour ça qui ne l’aime. Ils ont mis le cheval dans le même pré parce qu’avant il était tout seul et que les chevaux marchent souvent par deux (même s’il y a quelques exceptions.).
Elle raconte donc ensuite un stage de travail à pied qu’elle avait fait.
Et puis pendant le cours on avait aussi parlé de ce qu’on avait mangé à Noël. J’aime bien quand on discute, même si ce n’est pas moi qui parle, j’aime bien écouter les discussions, on apprend toujours des choses intéressantes. Comme par exemple que Picard fait de bons petits fours. D’ailleurs ça ne m’étonnerais pas qu’on en mange prochainement.
Puis ensuite on est descendu. J’ai encore essayé de faire un peu d’éthologie avec Ouzbeck, mais il n’a rien voulut savoir.
Puis, on a rebrossé nos chevaux, et le stage s’est terminé.
Quand on est arrivé sur le parking, tout était couvert de neige, et celle-ci tombait à gros flocons. On a enlevé nos boots et nos chaps, ma mère a enlevé la neige des vitres et on est rentré prudemment à la maison, puisqu’il neigeait, que la route était donc givrée, et que donc un accident pouvait très vite arriver.
En rentrant de la voiture à l’intérieur de la maison, ma sœur à glissé et est tombé sur les fesses alors qu’elle faisait très attention. Ne voulant donc pas qu’il m’arrive la même chose je redoublai de prudence et dessinai des serpentins d’empreintes dans la neige. C’est joli, j’étais contente. Mon père avait préparé le repas, que j’engloutis rapidement. L’hiver donne faim, c’est la seule excuse que j’ai pu trouver. Et puis, comme le sol était recouvert de neige, je me suis dis que ça plairais surement aux chats, et je les ais sorties. Vicky osa s’aventurer dans la neige, mais Vénus ne voulais pas. La dernière fois qu’il avait neigé, elle avait pourtant adoré. Je la pris donc dans mes bras et l’emmena dans la neige. Elle s’enfuit rapidement en secouant ses pattes mouillées. Elles rentrèrent assez vite à l’intérieur. Et comme j’étais de retour dans ma chambre, Révélation me fit un signe, alors je lus. Je lus jusqu’à l’heure de manger. Après avoir mangé, je relus. Et puis finalement je parvins à m’interrompre pour regarder Qui veut gagner des millions (suivis de l’euro million, juste pour nous faire rêver un peu plus.). J’aime bien regarder cette émission, parce que les premières questions sont drôles, surtout avec leurs réponses. Et puis, quand se sont des célébrités, surtout des humoristes, c’est encore plus drôle.
Ensuite, l’émission finie, je relus encore quelques pages avant de me coucher.
Une belle journée. Je suis heureuse. Je n’avais pas vraiment d’idée précise de quel cadeau de Noël je pouvais vous faire, je m’imaginais plutôt une description de Noël en m’attardant sur les détails heureux comme les cadeaux ornés de rubans… mais finalement je vous ais fait cadeau d’une de mes journées. J’espère que ça vous a plus.
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27/12/08
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Cadeau de Noël
On reprend la correction du contrôle commun dont je n’ai eu que la moitié des points. On reprend la deuxième question. « Cette nouvelle témoigne de nombreux échanges entre les différents personnages : peut-on considérer qu’il s’agit de véritable cadeaux ? » La réponse est qu’il y a bien des cadeaux, peut-être, mais quand la prof a dit que le récit qu’à offert Auggie au personnage principal est un cadeau inestimable, cela m’a fait bondir. Certes Paul devait écrire un conte de Noël et ne trouvait aucune idée pour son écrit parce qu’il ne voulait pas faire un conte pleins de bons sentiments et trop idylliques comme dans tous les contes, et Auggie lui avait offert ce qu’il cherchait. Mais pour moi, cela ne peut pas être un cadeau inestimable, de très grande valeur. Même si j’ai conscience que si on m’avait demandé d’écrire un conte de Noël j’aurais été dans le même cas que Paul, jamais j’aurais put mesure le cadeau que m’offrirait un ami tel Auggie. Pour moi, si on publie un texte, si on le fait partager à des tas de gens, c’est parce qu’on l’a écrit. On fait partager nos pensées, nos sentiments et nos avis. Mais, pour moi, ce serait comme être un imposteur si on donnait le texte de quelqu’un d’autre. Et puis, il n’y aurait pas la satisfaction personnelle que je recherche, puisque ce ne serait pas moi qui l’aurait écrit. Alors, ce récit n’était pas un cadeau pour moi, et j’en reste convaincue.
Après avoir fini de corriger le contrôle, la prof nous a lut un écrit. Léa lui a demandé si c’était la nouvelle qu’elle avait écrite dont elle nous avait parlé, la prof n’a pas répondu à sa question. D’accord, c’est elle qui l’a écrite. Alors, pendant son récit, j’étais plus concentrée que jamais. Je voulais enfin voir ce qu’écrivait ma prof de français. Une prof qui enseigne certes le français à des secondes, mais qui enseigne aussi la philosophie. Son texte devait donc très surement avoir une visée. Dans son récit, elle décrivait d’abord un paysage, assez rapidement, ce paysage m’a touchée. Certains détails me faisaient penser à un paysage qui m’est cher. Et j’étais au bord des larmes. Je ne sais pas vraiment pourquoi, il n’y avait pas vraiment de raisons, mais souvent il m’arrive d’avoir envie de pleurer parce que j’ai envie de pleurer, et je pleure. Dans c’est moment là, je suis souvent dans un moment de poésie.
Dans sa description, une expression s’est coincée derrière mes oreilles, et je crois que c’est celle-là qui m’a fait comprendre son récit.
Puis, le récit s’est fini sur une partie que les autres ont qualifiée « gore ». Non, moi, je ne l’ai pas trouvé « gore », j’aurais même pu trouver qu’elle manquait de douleur et de souffrance, mais cela n’aurait pas été moral. La prof acheva son récit par un « Joyeux Noël ». Et moi, j’avais envie de pleurer, parce que son cadeau était magnifique. Il n’aurait pas valut des truffes aux chocolat.
En sortant, je n’ai rien dit, je n’ai rien fait. Pas de merci. Je m’en veux encore, parce que ce cadeau là avait une valeur inestimable. Son récit était tout d’abord magnifique et avait un sens très fort, mais en plus elle a eu le courage que je n’aurais jamais de faire partager un de ses écrits en voyant ses lecteurs. Je n’ai même pas su lui dire merci. Et moi, j e me cache derrière mon clavier.
Mais, elle m’a donné envie de vous faire un cadeau, alors, si l’inspiration vient à moi, je vous fais la promesse de vous écrire le plus beau texte que je n’ai jamais écrit pour votre cadeau de Noël. Et j’espère bien pouvoir la tenir. Certains disent qu’une promesse est faite pour ne pas être tenue, mais d’autres disent le contraire, et je compte bien vous prouver que je fais partie de ces autres.
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19/12/08
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