Je regarde les jours s'écouler, les choses changer
J'entends le bruit des goutes s'écrasant sur les pavés
La brume m'enveloppe, dans sa froidure si douce:
Le monde est blanc et vaporeux.
Et moi je m'évapore, doucement dans les airs
Et contemple sous mes yeux le monde disparaître
Apocalypse! Terre, tu n'es plus désormais.
As-tu jamais été? Dans la blancheur de la brume...
Ah! Que n'ai je un peu de vent!
Et si tôt dit il se met à souffler
Mon très cher ami, d'hier et de demain,
Qui parfois a su même dissiper la brume.
Il m'emmène avec lui, moi qui ne suis plus rien,
Juste un petit nuage par son courant charrié
Je m'endors doucement, me laissant porter
Mon âme endolorie à présent soulagée.
Et je contemple, éperdue d'admiration, cette
Myriade de gouttes cristallines, qui scintillent dans les rayons du soleil voilé. |